Les erreurs des droits de l'homme

Préambule de la déclaration des droit de l'homme

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Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme

Explication:

Cette conviction est tardive ; elle vient au Peuple Français après plus de 12 siècles d’existence. D’ou pourrait-elle naître ? Serait-ce le fruit d’une longue étude ?  Serait-ce le fruit de l’expérience ? Mais loin que nos malheurs aient cessé, jamais la France n’a été si cruellement agitée, si déchiré au-dedans, si méprisé au dehors. La déclaration des Droits de l’homme a été la pomme de discorde qui a porté au sein de la patrie la guerre et la désolation. Le peuple Français ne peut donc pas être convaincu que l’oubli et le mépris de ces droits de l’homme soient les seules causes des malheurs du monde.

Préambule (suite) de la déclaration des droits de l'homme

Afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés.

Explication :

Un des meilleurs moyens qu’indique la raison pour éviter l’oppression et la tyrannie, c’est de balancer les pouvoirs et de les distribuer. Charger tous citoyen de ce soin, c’est n’en charger personne, dès lors ce moyen est inefficace. Il est aussi dangereux, c’est jeter dans le peuple une fermentation continuelle ; c’est donner lieu au mécréants de troubler tout ; c’est même frayer le chemin au despotisme (forme de gouvernement où l'autorité est confiée à un individu qui règne avec un pouvoir politique absolu, et de manière abusive au regard des lois.) : ceux qui auront en main le pouvoir chercherons à l’étendre, pour ne point succomber aux efforts des malveillants.

Préambule (suite) de la déclaration des droits de l'homme

Afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

Explication :

L’idée de faux bonheur et d’une fausse liberté ne peut qu’égarer le peuple ; ce qui détruit les devoirs les plus essentiels ne peut servir de règle à des magistrats ; on ne conçoit pas que nos législateurs y aient vu l’objet de leur mission et que cet objet ait dû les diriger dans leurs travaux destructeurs. Cette fausse liberté, ce faux bonheur ont été le fantôme dont ils ont ébloui les yeux du peuple. 

préambule (fin) de la déclaration des droits de l'homme

En conséquence, l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être Suprême, les droits suivants de l’homme et du citoyen.

 Explication :

On est surpris que dans une déclaration où tous les droits de Dieu sont lésés, compromis, compté pour rien, on ose rappeler la présence de l’Etre suprême. […]Nos législateurs n’ont point prétendu invoquer le Dieu qu’ils méconnaissent. Il est plus croyable que par l’être Suprême, ils ont entendu ou la divinité monstrueuse de Spinoza, composé bizarre de l’assemblage de tout les êtres, ou le Mauvais principe des manichéen, ou le génie malfaisant qu’une secte, qui joue un grand rôle dans cette révolution, appelle son maitre invisible.

Article 1

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Commentaire :

Examinons l’Egalité par rapport à la nature. Les hommes ont tous reçu de la nature, ou plutôt de Dieu comme auteur de la nature, les mêmes biens naturels et généraux, les mêmes droits naturels, ils sont assujettis aux mêmes lois  générales, sujets aux mêmes peines, etc. En cela les hommes sont tous égaux. Cette égalité de l’homme n’a jamais été contestée ; mais elle n’exclut en aucune  manière la diversité des rangs et des conditions, en conséquent elle ne favorise en rien les desseins que nos législateurs ont eu en déclarant une égalité parfaite entre les hommes.

La même nature qui rend les hommes égaux dans les choses essentielles à la nature de l’homme , a en même temps établi entre eux une grande inégalité ; elle a subordonnés les uns au autres, elle a voulu que les uns eussent l’autorité et que les autres leur fussent soumis. Cette inégalité est une suite de leur origine. Dieu ayant voulu que le genre humain prît naissance d’un seul homme et qu’il se multipliât  de la même manière, dès lors il est divisé en deux classes, parents et enfants ; les uns donnent, les autres reçoivent ; ceux-ci dépendent nécessairement de ceux-là. Et combien d’autres inégalités se rattachent à cette inégalité première !

Article 2

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

Explication :

Il serait plus vrai de dire que le but de toute association politique( la Société civile) est de pourvoir, dans les choses qui lui sont de son ressort, aux nécessités sociales de l’homme : parce que nul homme ne peut se suffire à lui-même.

En attribuant à l’homme des droits, nos législateurs ne l’on considéré que par rapport au autres homme. Considéré par rapport à Dieu, l’homme na pas de droit, parce qu’il tient tout de Dieu, qu’il doit tout à Dieu et que Dieu ne lui doit rien.

Ensuite, pour connaitre quels sont les droit « imprescriptible de l’homme »,il faut considérer les biens de la nature sur lesquels ces droit sont fondés. Ces biens sont : d’abord l’être, et cet être est composé d’une âme spirituelle et d’un corps matériel ; les facultés de l’âme sont le jugement, dont l’objet est le vrai, et la volonté dont l’objet et le Bien. Les facultés du corps sont l’usage des sens et le pouvoir d’agir extérieurement. L’homme peut se servir librement de ses facultés tant de l’âme que du corps.

Voici donc quels sont les droits naturel et imprescriptible de l’homme :

-La connaissance de la vérité

-La poursuite du bien nécessaire à son bonheur et à sa fin

-La liberté et le pouvoir de faire tout ce qui n’est pas contraire au devoir

-La conservation de sa personne et de ses biens.

 

Article 4

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

Explication :

La liberté nous dit on est le pouvoir qui appartient à tout homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits  d’autrui.

Ce pouvoir qu’on déclare appartenir à tous les  hommes, n’est pas seulement un pouvoir naturel et physique, tel que celui qu’on tous les hommes de faire le bien ou le mal ; c’est un pouvoir moral qui rend leurs actions licites. On peut licitement faire tout ce qui ne nuit pas au droits d’autrui ;c’est un droit inhérent à sa nature, qu’on ne peut lui ravir et dont on ne peut, sans tyrannie, empêcher à l’homme la jouissance.

Donc toutes les lois divines, ecclésiastiques, civiles, qui lui interdisent quelque chose que ce soit qui ne blesse pas les droit d’autrui,  sont des lois injustes et tyranniques. Il en est affranchi par le droit naturel,  imprescriptible, de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. Et que , selon nos législateurs, tout ce qui n’est pernicieux qu’ a son auteur, tout ce qui n’est  contraire qu’a l’honnêteté naturelle, tout ce qui n’outrage que Dieu, ne nuit point au  droit d’autrui, l’homme a le droit de se permettre toutes ces choses  . Il peut  donc dire imprimer contre Dieu, contre Jésus-Christ, contre la religion, les blasphèmes les plus impies ; tenir contre les mœurs les propos les plus licencieux ; publier contre la vérité les erreurs les plus évidentes ; adorer les idoles, les animaux, les démons, adopter et exercer tel culte qu’il voudra sans que personne puisse le trouver mauvais.

 

Article 6

Tous les citoyens étant égaux aux yeux de la loi, sont également admissibles à toutes les dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autres distinction que leurs vertus et leurs talents.

Explication :

C’est un des rares points positifs de la déclaration des droits de l’homme : Cela peut déclencher chez le peuple une louable émulation qui ne saurait manquer de contribuer au bien et à la gloire de la chose publique.

Peut être était-ce le point qui dans la monarchie, avait le plus besoin de réforme. Mais cette réforme pouvait s’effectuer sans que tout fût bouleversé.

 

 

 

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Commentaires (2)

2. Michelet Le 14/01/2009 à 21:07

Il est vraiment temps d'en finir avec ces faux droits qui ne rendent pas libre!

1. KaDoudal Le 06/12/2008 à 17:13

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Dernière mise à jour de cette page le 05/02/2009

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