Blason des rois de France
La France, rappelons le a été gouvernée par 40 rois pendant envion treize siècles. Ce pays ravagé par les luttes intestines et les divisions a été petit a petit construit et enfin achevé (racine du mot acheve=absolu) par Louis XIV. Napoléon III a completé le travail en annexant grâce à l'aide apportée aux Piemontais, la Savoie (Haute et Basse) et le Comté de Nice (qui forme la majeure partie des Alpes Maritimes). Qu'a fait la République, durant ses quelques décennies cahoteuses d'existence discontinue? On retiendra peut etre des personnages illustres comme Charles de Gaulle (et... qui d'autre?), mais quand on mythifie un Président de la République, encore 30 ans après sa mort, en se targuant de façon souvent bien présomptueuse, de gaulliste, n'y a-t-il pas un curieux paradoxe à se définir comme Républicain (et par extension comme démocrate)?
La démocratie, voilà le mal. En effet, donner l'exercice de la souveraineté à des incompétents, à des individus rationnels pour lesquels prime l'intéret particulier, (celui-ci souvent opposé à l'interet général) relève de l'ineptie. Le pouvoir ne doit ni etre désigné par les masses (souvent bien plus interessés par le futur vainqueur de la Star Academy que par le prochain Président de la République); ni faire l'objet de querelles et d'intermitences qui ne peuvent qu'etre nuisibles à l'établissement d'une politique sur le long terme, soucieuse de l'interet de tous et non pas de celui d'une caste ou d'une clientèle électorale.
Dès lors, le roy est l'unique solution: appelé dès sa naissance à gouverner, il est éduqué à cette fin: on lui inculque une morale religieuse (qui lui permet de distinguer le bien et le mal) et la culture politique nécessaire pour parvenir à son bien, qui se confond avec le bien commun. D'autre part, le roy n'a aucune caste, ou groupe déterminant particulier à ménager ou à choyer, car son pouvoir ne peut etre remis en cause. La corruption, dont aucun régime ne pourra jamais s'affranchir, est bien plus limitée: l'autorité du monarque est légitime, son pouvoir est héréditaire et il est roi de jure: c'est la loi naturelle en application. Or la loi naturelle, "est la loi de la raison droite, elle ordonne le sujet pensant au bien; elle est la source de tous les droits, et de tous les devoirs" (l'Action Française Hebdo - du 3 au 16 décembre 1998). La tyrannie et le despotisme étant contraires à la loi naturelle, ce sont deux formes de règne sont formellement interdites au roy. Lors de son sacre, celui-ci jure sur les Evangiles (le roi est obligatoirement catholique) de "rendre bonne justice à chacun selon ses droits". Le roi "arbitre suprême, assure la justice en fédérant toutes les forces vives au nom du bien commun, tandis qu'il incarne le lien entre le temporel et le surnaturel" (l'Action Française)
Venons en maintenant à la monarchie que nous souhaitons. D’abord une certitude : La monarchie ne sera pas, elle ne peut pas être, la copie conforme du régime qui existait avant 1789. Ce serait une absurdité totale, une sottise absolue. Pourquoi ? Parce que la société française d’aujourd’hui ne correspond en rien à la société d’ancien régime. Rappelons que celle-ci était fondée sur des « ordres », catégories de la population dotées de certains pouvoirs en contrepartie de certaines obligations. Ces trois ordres étaient : la noblesse, le clergé et le tiers-état. Qu’en est-il aujourd’hui ? La noblesse n’existe plus en tant que catégorie sociale particulière. Dans la plupart des cas, et en particulier sur le plan professionnel, rien ne la distingue plus de la bourgeoisie. Seuls, une certaine manière d’être et de traiter les autres, la courtoisie, l’élégance dans la tenue et dans les manières et un certain respect des traditions, les en différencie. Quand au clergé, et sans aucunement manquer de respect envers l’Eglise, il est bien clair que la situation actuelle du clergé catholique ne correspond en rien au clergé d’ancien régime. D’ailleurs, je suis sûr que la quasi-totalité des prêtres et des évêques français, mais aussi le pape, refuseraient de laisser le clergé, en tant que tel, prendre part au pouvoir politique de notre pays. En clair, loin d’être une reproduction à l’identique du passé, la monarchie sera forcément un système neuf, moderne, mais fondé sur les principes qui ont fait la force de la monarchie capétienne.
Il faut distinguer avantage et privilège. Un privilège est la contrepartie d'un service rendu à la société. C'est ainsi que le médecin a le privilège de pouvoir se garer n'importe où pour aller soigner ses patients. Privilège signalé par le Caducée posé sur son pare-brise. La noblesse avait le privilège de ne pas payer d'impôt, contrepartie de l'interdiction qui lui était faite de travailler pour se consacrer exclusivement à la défense du pays. L'avantage lui est concédé sans contrepartie. Ainsi le conducteur de TGV qui prend sa retraite à 50 ans et bénéficie de la gratuité,ainsi que toute sa famille, sur le réseau SNCF, bénéficie d'avantages sans que cela soit justifié par un service ou contrainte quelconque. Les royalistes ne contestent pas les privilèges dès lors qu'ils ne sont pas de simples avantages injustifiés. Encore ne s'agit-il pas pour eux de revenir aux privilèges d'il y a deux cents ans, qui n'ont plus de sens aujourd'hui, mais simplement de reconnaître ceux, légitimes, qui existent déjà aujourd'hui.
Toute l'histoire montre le contraire. Les Rois de France ont soutenu le mouvement communal, lorsque les villes se sont affranchies de l'autorité des féodaux et sont devenues libres. Lorsque Saint Louis rendait la justice sous son chêne, c'était en appel des décisions des seigneurs ayant droit de justice sur leurs terres. Le peuple n'avait pas à se plaindre des décisions royales le plus souvent. Lorsque Louis XIV créé la cour de Versailles, c'est pour neutraliser une noblesse parfois dangereuse pour l'État. Pendant la Révolution, ce sont des paysans qui se sont soulevés pour défendre le Roi (Vendéens et Chouans pour les plus connus). Les premiers à se préoccupper du sort du prolétariat ont été des royalistes (Albert de Mun, La Tour du Pin) et le prétendant lui-même, le Comte de Chambord. Aujourd'hui encore les militants royalistes sont de tous les milieux sociaux.
Blog vive le roi
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par julien Auroux Dans son édition, Le quotidien économique espagnol El Economista fait des comptes en affirmant preuve à l’appui que " La Monarchie revient moins cher que la République ". En effet, officiellement, la couronne espagnole bénéficie d’une liste civile de 8,29 millions d’euros pour 2007, inscrite au budget de l’Etat. Cette somme permet de subvenir aux besoins de la Famille royale et de sa Maison. " El Economista " précise que ce montant comprend aussi les frais d’entretien des résidences royales, le parc automobile, l’entretien du yacht royal et le coût des 130 fonctionnaires au service de la Maison royale. Toutes ces charges mises bout à bout, " El Economista " évalue le coût annuel de la monarchie espagnole à 25 millions d’euros. Une broutille comparée au budget alloué au Président de la République française, qui s’élève à 90 millions d’euros par an. Et nous ne parlons même pas du coût exorbitant de l’élection présidentielle ! Faut-il encore prouver que la Monarchie coûte moins cher que la République ? Alors, demain, la France est une Monarchie. Combien lui coûtera l’institution ? Si on transpose le budget de la couronne britannique, l’institution royale ne coûtera que 0,70 euro par Français et par an, soit le prix d’une baguette de pain. Pour 70 centimes d’euro, vous aurez une institution qui garantira la cohésion nationale, renforcera le prestige de la France sur la scène internationale, protégera notre politique régalienne contre les menées électorales des grands partis, fournira un arbitre véritablement au dessus des querelles idéologiques, défendra l’environnement dans un perspective long terme… le prix d’une baguette ! Avouer que le rapport qualité prix est plutôt intéressent, non ? |
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Alliance Royale |
Le cas ne s'est produit qu'une fois en 800 ans de monarchie capétienne. Il s'agissait de Charles VI. Encore sa folie était-elle probablement due à un empoisonnement. La démocratie ne protège d'ailleurs pas de ce danger. Hitler est arrivé au pouvoir grâce à des élections. Paul Deschanel, Président de la IIIe République, était fou.
Qu'est-ce qui assure que le Roi sera compétent ?
Ce qui importe à nous sujets, à nous gouvernés, n'est pas du tout qu'en un moment donné (qui peut être suivi de moments contraires) la souveraineté appartienne au plus digne, au meilleur, ni absolument ni relativement ; ce qui nous importe n'est pas non plus que le souverain cumule en sa personne la plus grande somme d'intelligence, de culture ou de vertu, bien que vertu, culture, intelligence, soient nécessaires et précieuses pour remplir sa dure fonction : l'important pour le royaume pour les sujets, pour nous, c'est qu'il soit étroitement attaché, fortement enchaîné, directement intéressé à la charge souveraine et plus astreint que quiconque, ASTREINT PAR POSITION, au soucis de garder et de développer les biens de cette charge, à écarter les maux dont pourraient souffrir ces grands biens. Fonctionnelle avant d'être personnelle, sa valeur véritable consistera surtout à lui faire désirer, rechercher, désigner avec le plus grand soin ces valeurs personnelles dont il a besoin lui-même pour fonctionner. Or, de fonctionnaire à fonction, quel est le lien le plus serré et l'attachement le plus fort ? Est-ce le lien qui passe et se dissout ? Ou celui qui dure jusqu'à la mort ? Est-ce un lien viager ou celui qui se lègue aux descendants héritiers, continuateurs ? Un lien que définit un bail révocable ou celui que noue fermement l'appropriation définitive ? Voilà une maison, un champ : qui le tient ? Est-ce l'homme qui l'habite pour l'avoir affermé une période de temps, ou celui qui l'habite et qui le fait valoir pour lui et pour ses descendants ? Il y a un moyen d'intéresser absolument un homme à ce qu'il fait, c'est de faire que cette action soit sa chose et soit à jamais la chose des siens. Que le bien public de l'État devienne ainsi le bien privé de son Prince, que celui-ci hérite le commandement de l'État comme il hérité son sang, son bien mobilier et immobilier, voilà l'effet heureux qui couronne le plus naturel et le plus élégant des artifices réalistes de l'histoire : l'hymen d'une race et d'un peuple, l'identification politique d'un État et d'une Maison. Les princes différents peuvent se succéder avec cette extrême variation de qualités, caractères, destins, qui se remarque dans la ligne d'un même sang : ce qui y variera le moins, ce qui sera toujours le plus durable et le plus pareil, c'est l'intérêt porté au domaine public par celui qui en assume le profit et l'honneur comme le dommage. Sur la matière de son intérêt , comme de l'intérêt public, qui y est identique, il peut, certes, se tromper ainsi que tous les hommes, mais personne n'aura intérêt aussi profondément que lui d'abord à ne pas se tromper, ensuite à corriger l'erreur et à corriger les dommages dès qu'il aura vu ceci ou cela. Que ses facultés soient médiocres, il éprouvera un intérêt sérieux à les compléter par l'adjonction de serviteurs biens doués, l'aiguillon naturel l'y conduira, l'important pour lui étant moins de briller que de réussir d'une façon vraie, l'éclat du succès lui revenant d'ailleurs par dessus le marché !
Charles MAURRAS
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3. Leroy Le 04/08/2009 à 18:22
2. Le Webmaster Le 01/04/2009 à 20:29
1. Marignan Le 01/04/2009 à 14:57
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